Etat des lieux mitigé pour les casinos mexicains

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Depuis 2012, une centaine de casinos ont mis la clé sous la porte et 7.000 emplois ont été perdus. Pourtant, de 2008 à 2012 le nombre d’établissements a connu une nette augmentation qui avoisine les 200 nouveaux établissements.

Une augmentation incontrôlée

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Etat des lieux mitigé pour les casinos Mexicain
La fluctuation du secteur du jeu et des casinos au Mexique laisse perplexe. L’évolution de la situation au cours des sept dernières années mérite d’être étudiée. La corruption, la connivence des autorités avec quelques impresarios, les permis illicites, et de nombreux autres éléments faisaient partie du quotidien de la gestion à l’époque, et ont permis de créer un environnement confus d’où sont sortis 200 nouveaux casinos de 2008 à 2012. Malheureusement, une centaine d’entre eux, dont dépendaient 7.000 emplois ont dû fermer entre 2012 et 2014.
Selon un rapport de l’Association des Concessionnaires et Fournisseurs de Jeux et Paris, entre 2008 et 2012, il y aurait eu une augmentation des permis d’exploitation de casino en ligne et maisons de paris. Ces établissements seraient passés pendant le mandat de Felipe Calderon, de 167 à 363 sur toute l’étendue du territoire national de la nation aztèque.
Cette même institution souligne que le secteur avait une valeur estimée à 7.091 millions de pésos en 2008, et qu’elle a grimpé jusqu’à 9.061 millions en 2012. Au total, le marché a généré 1.418 millions de pésos en termes de taxes et d’impôts en 2008 et 2.718 millions en 2012.

La croisade de la légalité

Comment expliquer cette croissance mitigée ? La réponse, selon le Secrétaire du Gouvernement actuel, serait la clandestinité dans laquelle la plupart de ces nouvelles licences ont été octroyées. Le nouveau gouvernement venu au pouvoir en 2012 a fait tôt de lancer une campagne contre le jeu illégal. Cette campagne vise à enquêter sur les licences octroyées par les gouvernements antérieurs. Licences qui seraient incomplètes selon le Secrétariat du Gouvernement mexicain actuel.
Au cours de cette croisade, ont été fermés près de cent casinos et entraîné 7.000 licenciements. Certains casinos réputés n’échappent pas à cette croisade. C’est le cas du Playboy à Cancún qui avait fait des débuts étincelants en 2010. Propriété du « Tsar des Casinos » José Rojas Cardona, il était géré et autorisé pour le compte du groupe EMEX (Entretenimiento de Mexico).
Ce casino disposait d’une licence d’exploitation de 50 centres de paris sportifs et machines à sous à travers le Mexique, mais n’en exploitait que 25 au moment de la ferméture. Il faut souligner que la première licence de ce groupe remonte à 2005 pendant l’administration du président Vicente Fox. Une licence qui aurait dû être valide jusqu’en 2030.

Bien qu’il y ait eu une augmentation de la valeur du secteur, du nombre global de casinos et des revenus fiscaux, on ne peut nier l’importance d’une régulation stricte des licences de jeu. Cette initiative du nouveau gouvernement entre de plain-pied dans leur stratégie de lutte contre le blanchiment d’argent, le crime organisé et les différentes formes de corruption qui nuisent à la réputation du pays, et en font un marché hasardeux pour des opérateurs de jeux d’argent plus respectables.

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